Le vélo : et si on s’y mettait ?

Anne-Catherine Dufros est architecte en reconversion et vit à Saint-Etienne de Montluc depuis 6 ans. Elle fait partie du collectif à l’initiative de la boîte à dons de la commune. Elle soutient la liste candidate aux élections municipales de 2020 de Saint-Etienne de Montluc OSONS L’AVENIR ! Elle est l’auteure de cet article.

On le sait, le vélo a le vent en poupe depuis quelques années, en particulier dans les grandes villes. Autrefois, moyen de transport très utilisé, il avait été relayé au second plan dans les années 60 avec l’essor des automobiles. Aujourd’hui, selon une étude de l’Union Sports et Cycle, 1 français.e sur 5 utilise son vélo pour son trajet domicile-travail dans les villes de plus de 100 000 habitants. Et plus largement, 2 français.e.s sur 5 l’utilisent quotidiennement (pour accompagner les enfants à l’école, aller chercher le pain, etc.). L’utilisation quotidienne du vélo n’est plus réservée aux « bobos des villes ». A cela plusieurs raisons dont trois principales :

  • La santé : le vélo est indéniablement un atout santé, il permet de prendre l’air, de faire de l’exercice et a une influence sur notre moral.
  • Le gain de temps : les grèves ou manifestations auront été le déclic pour certain.e.s, en particulier dans les grandes villes. Lassé.e.s de perdre leur temps dans les transports en commun ou leurs véhicules motorisés, ils ou elles adoptent la petite reine. Puis, une fois l’habitude prise, ils ou elles continuent par la suite de l’utiliser au quotidien. Le temps perdu dans les embouteillages ou à se garer n’est pas négligeable non plus.
  • L’émergence des vélos à assistance électrique qui fait gagner en confort (et en distance ! car moins vite fatigués 😉 ) son trajet à bicyclette.

C’est aussi l’émergence des vélos en libre-service (les VLS) qui aura permis de redonner sa place en ville au vélo, tout en répondant à la problématique du « dernier kilomètre ». Le fameux dernier kilomètre, celui qui reste à effectuer depuis son arrêt de train, de tram ou de métro jusqu’à son lieu de travail : trop long pour être effectué à pied, trop court pour l’effectuer en bus. C’est alors un créneau tout trouvé pour les VLS et autres trottinettes électriques.

En milieu dit « rural », la problématique n’est pas tout à fait la même.

En milieu dit « rural », comme à Saint-Etienne de Montluc, la problématique n’est pas tout à fait la même : les distances sont plus longues, les transports en commun plus rares, le relief plus rude. L’intermodalité a encore du chemin, et pour y arriver le vélo à assistance électrique (VAE) est un partenaire utile. La vente des VAE a augmenté de 21% en 2018.

Seulement, on peut avoir les vélos, mais il est primordial d’avoir aussi les voies cyclables et surtout leur sécurisation. C’est donc aussi côté collectivités locales que les efforts restent à faire dans la conception urbaine des espaces, la modification des voiries. En effet, c’est lorsque le réseau cyclable est continu que le ou la cycliste se sent en sécurité, et c’est sur ce point que les collectivités doivent travailler pour réellement encourager les futur.e.s cyclistes. Une réelle sécurisation des voies cyclables permettra aux familles, également, d’utiliser avec plaisir leurs vélos – et à tout âge ! – et ainsi donner aux plus jeunes le plaisir de faire du vélo au quotidien. Une pratique vertueuse qui deviendra automatique en grandissant.

L’appel à projet « Vélo et Territoires » lancé par l’ADEME et destiné à aider les zones rurales ou péri-urbaines à établir un « Plan vélo » a récolté 400 réponses. Ce sont donc 400 municipalités qui souhaitent être accompagnées pour établir un Plan Vélo pour leur commune.

La Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) a mis en place un baromètre des villes cyclables. Nous avons répondu à cette enquête, elle permettra, si notre commune obtient plus de 70 répondants, de situer notre commune vis-à-vis des moyennes françaises. La date de clôture de l’enquête est fixée au 30 novembre 2019. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons que 11 réponses de stéphanois, alors allez-y 🙂 ! Et, en petit bonus de fin, vous pourrez désigner sur un plan les 3 rues/routes que vous aimeriez voir être améliorées dans St Etienne de Montluc, d’un point de vue circulation cyclable.

Voici les résultats du baromètre de la FUB de 2017, pour avoir déjà un aperçu des résultats de cette même enquête il y a deux ans.

Le sujet de l’utilisation du vélo à St Etienne de Montluc vous concerne particulièrement ? Vous avez des idées pour faire évoluer l’utilisation des mobilités douces sur la commune ?

Rendez-vous mercredi 23 octobre pour la RENCONTRE CITOYENNE #2 : les MOBILITÉS !

Le programme porté par la liste candidate OSONS L’AVENIR ! aux élections municipales de 2020 à Saint-Etienne de Montluc doit aussi être le vôtre.

Vos avis, vos idées et suggestions sont primordiaux, n’hésitez pas à les partager ici.

2 pensées sur “Le vélo : et si on s’y mettait ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *