L’installation du Conseil et son intermède troublé !

Le lundi 25 mai avait lieu le premier Conseil Municipal pour, principalement, élire le maire, ses adjoints ainsi que désigner les différentes commissions municipales. Or quelle ne fut pas notre stupéfaction lorsque, M. le Maire sortant, qui venait tout juste d’être reconduit pour six ans à la mairie de Saint-Étienne de Montluc, s’en prit inopportunément à la liste des élu.e.s Osons.

Cela a tout d’abord commencé par une attaque contre des éléments de notre programme relatifs à l’éthique citoyenne en accord avec la Charte AntiCor : transparence sur les indemnités des élus, les appels d’offre, les voitures de fonction, etc. Bien évidemment en les citant hors contexte, M. le Maire a voulu démontrer que ces propositions visaient à le calomnier directement.

Puis, ce fut le tour d’un courrier que nous lui avions transmis (à lire ici) pendant le confinement. Nous y faisions valoir notre volonté de nous engager auprès du Conseil Municipal durant cette période inédite. Nous y proposions plusieurs pistes d’action et nous l’assurions de notre volonté d’agir en commun dans cette épreuve difficile. Cependant, nous y déplorions l’aspect solitaire de sa gouvernance alors que le gouvernement incitait à tenir, via des moyens de communication à distance, des assemblées délibératives rassemblant les élus en place, voire les nouveaux élus. Seul ce dernier aspect de la lettre a semble-t-il retenu toute son attention.

Pour conclure, M. le Maire nous a invités à nous positionner de manière très binaire, soit en « groupe minoritaire » plébiscitant implicitement sa politique, soit en « groupe d’opposition », auquel cas nous nous sommes vus préciser qu’il en tirerait les conséquences !

Après quoi la désactivation immédiate des micros a privé quiconque du droit de réponse.

Nous souhaitons rappeler plusieurs points :

• comme l’a clairement exprimé Ségolène Royale : un adversaire politique n’est pas un ennemi ; c’est un partenaire du débat démocratique ;

• encore plus que les élus de la majorité, les élus de l’opposition sont là pour questionner le maire et ses adjoints sur chaque projet mis à l’ordre du jour, pour faire s’interroger les autres conseillers municipaux sur le bien-fondé ou non des propositions faites dans l’intérêt général ;

• les articles L. 2127-7 et L1111-1-1 du code général des collectivités territoriales, et lu en début de séance par M. le Maire, cite : L’élu local exerce ses fonctions avec impartialité, diligence, dignité, probité et intégrité.

De plus, nous souhaitons rappeler quelques chiffres des élections municipales du 15 mars dernier :

Nombre d'inscrits : 5757
Participation : 2504

• les 1 527 citoyens qui ont voté pour la liste du Maire sortant, représentent seulement 26,52% du corps électoral (5 757 inscrits)

• les 62,87% doivent être rapportés au nombre de votants soit 2 504.

Donc il faut savoir raison garder et avoir le triomphe modeste et ne pas nécessairement y voir l’expression de la satisfaction des Stéphanois.es quant à la politique en place.

abstention : 3253 voix

Notre participation à ce Conseil d’Installation :
• abstention à l’élection du Maire
• abstention à l’élection des Adjoint.e.s
• notre répartition dans les différentes Commissions afin de suivre les projets, de participer autant que nous le pouvons en exprimant notre point de vue sur les sujets traités et de pouvoir restituerune synthèse des débats à nos électeurs :

o Affaires Scolaires : Céline P – Régine C

o Vie Associative et Culture : Céline P – Olivier G

o Vie Citoyenne et Solidarité : Judith L – Céline P

o Environnement et Mobilité : Judith L – Olivier G

o Travaux et Aménagement : Olivier L – Régine C

o Économie et Finances : Olivier L – Régine C

o Appels d’Offres : Judith L (Olivier L)

o CCAS : Judith L

o Comité de Jumelage : Céline P

Retrouvez les portraits des élus ici

L’équipe municipale OSONS

Nb : Les élu.e.s disposent du droit de faire connaître leurs déclarations en Conseil Municipal dans le cadre d’un document qui les authentifie. Aussi, les interventions des orateurs ne sauraient être supprimées des procès-verbaux de séance (CAA Marseille, 21 janvier 2003, Philippe Adam, n°99MA00553). Nous espérons donc que le discours final du maire sera rapporté fidèlement dans le compte-rendu de séance afin que chacun puisse juger de la pertinence de cette lettre.

©Pymouss

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