Osons regarder le projet de contournement sud-est de la commune ….

  • Le trafic routier en centre-ville, notamment des poids lourds, entraine des nuisances importantes (pollution de l’air, bruit, vibrations, danger pour les mobilités douces, proximité avec les écoles, perte de convivialités des zones impactées…)
  • L’étude de d’effet d’un contournement sud-est montre que cette solution, non seulement n’atteindra pas ses objectifs de diminution de la circulation routière, voire les accentuera. Et d’autre part entraînera de sérieux problèmes écologiques.
  • En effet l’ouverture d’une nouvelle voie de circulation créera un appel d’air augmentant le trafic routier sur la commune, y compris lors des week ends prolongés (effet WAZE, itinéraire de délestage de la RN165, augmentations des zones d’habitations en milieu rurale…)
  • Les camions descendant de la RN165 via la rencontre de la RD93  et la D15 débouchant sur la RD117 via le boulevard Goupil à destination de la SCA-ouest continueront à la faire. Seul le trafic poids lourds entre la gare et le rond-point de la Chesnaie (environ 1,4 km) pourra être évité évité par les poids lourds.
  • Il augmente la dangerosité de la RD 17 qui va recevoir la circulation automobile grandissante à la fois de la route du milieu et de la déviation et augmentera de ce fait les nuisances imposées à ses riverains.
  • Le tracé coupe les marais des habitants du bourg et vice et versa, invalidant totalement les projets de circulation douce, notamment pour les enfants des villages qui doivent se rendre en centre ville.
  • Il ronge l’espace agricole (pâturages d’hiver, production de foin et de fourrage d’été) et ce n’est que le début car les projets d’aménagement prévoient l’urbanisation de tout le territoire compris entre le route  du milieu.et la déviation. Ce constat rend intenable le discours sur l’identité rurale de la commune.
  • Sur le respect des écosystèmes il faut savoir  que le contournement traversera deux zones humides (qui doivent être légalement protégées) et entraînera une artificialisation grandissante des sols,  facteur dans le cadre topographique et géologique de notre territoire, de risques croissants d’inondations. Par ailleurs, l’augmentation des périodes de débordement du marais complique son usage et détruit l’équilibre et la biodiversité de ces territoires. Enfin un certain d’espèces protégées au niveau national sont évidemment menacées (triton crêté, agryon de mercure notamment )par la destruction des zones humides ainsi que les populations d’oiseaux nichant dans ces espaces.
  • Enfin, cette solution, dont l’étude d’impact date de 2008, et qui ne respecte en rien les lois environnementales en vigueur aujourd’hui (éviter, réduire, compenser…), n’est qu’un report de nuisances sur d’autres espaces, pour d’autres habitants, sans résoudre le problème et en augmentant la pollution sur le bourg (les vents dominants sont aussi de Sud Ouest)
  • Pour prendre un peu de hauteur, rappelons que cette solution va à l’encontre des nécessités actuelles :
    • Réduire les émissions de CO2 de 50% d’ici 2030 (accords de Paris).
    • Lutter contre les particules fines néfastes pour notre santé.
    • Préserver de la biodiversité à nos portes et sur le territoire.
  • Il faut savoir que le coût estimé de 12 M€ au bas mot (avec des aménagements à minima) qui ne tient pas compte des « compensations » aujourd’hui obligatoires. Un coût final vraisemblable de 16 M € in fine, sera supporté par le département, la commune de Saint Étienne de Montluc, Estuaire et Sillon (Communauté de communes). Soit près de 8 M€ pour les finances locales… aux détriments d’autres investissements efficaces ceux là (écoles, créches,mise en place d’un service de transport communal…)

Osons remettre en cause une solution d’un autre temps qui ne résoudra pas les problèmes de trafic sur la commune et aura des conséquences profondes sur notre territoire.

Osons dire que ce n’est pas un aménagement d’intérêt public !

Osons chercher d’autres solutions pérennes et constructives !

Retrouvez le programme complet de la liste Osons l’avenir.

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